J'me sens moche... pas moralement (quoique :)), mais physiquement, depuis toujours. C'est quelque chose que je soigne en psychanalyse et j'ai fait, je crois, pas mal de progrès dans ce domaine. Je vis beaucoup dans mon monde intérieur et la réalité des choses me heurte souvent. Quand un homme me dit: "tu es belle", j'ai envie de hurler, de me débattre, de lui répondre: "Mais, arrête de te foutre de ma gueule!" Une réaction bien évidemment très excessive. Certaines attendent toute leur vie ce genre de phrase qui ne vient jamais et moi, je me sens salie dès que je les entends.
Quel rapport avec mon enquête? Et bien, j'ai découvert récemment qu'il s'agit là d'un problème dont la racine sort des limites de mon existence actuelle. Un jour, mon ami voyant, S., me demanda quels étaient mes deux autres prénoms. Je lui répondis et il se sentit inspiré: "C'est curieux, ton troisième prénom me parle". Une de mes vies antérieures remontait à la surface: "en fait Koky, dans tes incarnations successives, tu as toujours été un homme, exceptée une fois. Tu étais une femme extrêmement belle. Je te vois avec un teint de porcelaine et de beaux cheveux bruns. Tous les regards se tournaient vers toi. Très jeune, tu tombas amoureuse d'un bel homme brun qui nourrissait les mêmes sentiments à ton égard; vous décidâtes donc de vous marier. Tout aurait pu se passer à merveille. C'était sans compter sur ta soeur. Assez laide, elle était en secret très jalouse de toi; elle se faisait passer aux yeux de tous pour quelqu'un d'aimable et de serviable mais elle te détestait, pire même, elle te haïssait. Surtout, elle était amoureuse du même jeune homme que toi; elle s'évertua à vous séparer, ce qu'elle réussit à faire. A cause d'elle, l'amour de ta vie s'éloigna de toi, tu ne te marias pas et tu finis dépressive, presque folle de douleur, seule dans une maison, à pleurer jusqu'à la fin de tes jours."
La beauté dont je fus parée détruisit ma vie; S. m'expliqua que si je me suis incarnée de nouveau en femme, pour la deuxième fois seulement, c'est que je dois régler ces rapports douloureux à la féminité. Il apparaît qu'en effet, de toutes les existences précédentes, certaines sont en lien direct avec la présente. Cela me semble d'autant plus juste que S. me dit que la soeur jalouse et destructrice qui avait brisé ma vie, vivait aujourd'hui dans mon entourage proche. Ce fut un choc pour moi de connaître son nom que je vous dévoilerai plus tard: comme toute bonne conteuse, il faut laisser le suspens agir. En tout cas, de connaître la vérité m'a permis de faire un bon extraordinaire dans la recherche de l'estime de moi-même. Je ne me regarde plus vraiment de la même façon.
vendredi 10 octobre 2008
lundi 1 septembre 2008
Réincarnation: où et quand?
Un e-mail très intéressant me donne l'occasion d'aborder un thème encore inexploité: combien de temps se passe entre deux réincarnations? Il n'y aurait en la matière aucune norme. La réincarnation peut avoir lieu aussi bien simultanément au décès (ou presque) que plusieurs années plus tard. Je ne prétends pas détenir la vérité, tout ce que je vous confie là est juste le fruit de ce que j'ai pu constater par expérience.
Prenons le cas d'une de mes incarnations qui a dû avoir lieu à la fin du XVIIe siècle. C'est mon ami medium qui m'en avait parlé. J'étais un jeune homme blond, d'environ 23 ans. D'un naturel calme, j'aimais pêcher dans les rivières d'Angleterre où j'habitais alors. Il me voyait faire de grandes promenades, seul dans la nature et prélever au passage des échantillons de sol car, d'après S., je me passionnais pour les sciences. Mes prélèvements étaient ensuite rangés dans une ceinture spéciale, en cuir, avec de petits sacs. Or, à moment donné, il me vit aussi au sommet d'une grande falaise. Je perdis l'équilibre, mon pied glissa: j'essayai de m'agripper au sol mais je tombai raid mort jusqu'en bas. Décédé aussi jeune, ma famille était en larmes mais je fus porté disparu. Mon corps ne fut pas retrouvé. Aucune sépulture ne put être faite. S. me dit que cette "aventure" eut pour conséquences l'errance de mon âme pendant des décennies avant de pouvoir de nouveau se réincarner. Dans quelles circonstances je le pus de nouveau? Mystère... Le fait illustre que beaucoup de temps peut s'écouler entre deux réincarnations. J'ai essayé de dresser une chronologie de mes différentes vies sur environ deux siècles à partir de ce que je connais. Il y en eut environ trois par siècle. N'oublions pas non plus que la durée de vie aux temps anciens étaient fondamentalement différentes de la nôtre ce qui doit jouer dans le grand système des réincarnations.
Autre point important, je dirais même essentiel: le rôle de la sépulture. L'âme, pour être en paix, c'est-à-dire poursuivre son chemin, doit suivre un rituel de passage.
Mon ami medium, S. me dit que cette vie passée en Angleterre était importa
nte et que j'aurai même l'occasion dans l'avenir de voir les restes de mon corps qui reposent, d'après lui, toujours au même endroit. C'est curieux. J'ai du mal à y croire. Mais on ne sait jamais, peut-être qu'avec l'archéologie... :) D'autant plus que mon activité professionnelle, scientifique et cartésienne n'est pas très éloignée de ce domaine. Etre face à soi-même, voilà une expérience plus que troublante...
J'ai encore beaucoup de choses à dire notamment sur les endroits où les âmes se réincarnent mais ça y est, je suis sur le départ: alors, il vous faudra attendre deux semaines. Très bonne rentrée à tous. Louxor, me voici!
Prenons le cas d'une de mes incarnations qui a dû avoir lieu à la fin du XVIIe siècle. C'est mon ami medium qui m'en avait parlé. J'étais un jeune homme blond, d'environ 23 ans. D'un naturel calme, j'aimais pêcher dans les rivières d'Angleterre où j'habitais alors. Il me voyait faire de grandes promenades, seul dans la nature et prélever au passage des échantillons de sol car, d'après S., je me passionnais pour les sciences. Mes prélèvements étaient ensuite rangés dans une ceinture spéciale, en cuir, avec de petits sacs. Or, à moment donné, il me vit aussi au sommet d'une grande falaise. Je perdis l'équilibre, mon pied glissa: j'essayai de m'agripper au sol mais je tombai raid mort jusqu'en bas. Décédé aussi jeune, ma famille était en larmes mais je fus porté disparu. Mon corps ne fut pas retrouvé. Aucune sépulture ne put être faite. S. me dit que cette "aventure" eut pour conséquences l'errance de mon âme pendant des décennies avant de pouvoir de nouveau se réincarner. Dans quelles circonstances je le pus de nouveau? Mystère... Le fait illustre que beaucoup de temps peut s'écouler entre deux réincarnations. J'ai essayé de dresser une chronologie de mes différentes vies sur environ deux siècles à partir de ce que je connais. Il y en eut environ trois par siècle. N'oublions pas non plus que la durée de vie aux temps anciens étaient fondamentalement différentes de la nôtre ce qui doit jouer dans le grand système des réincarnations.
Autre point important, je dirais même essentiel: le rôle de la sépulture. L'âme, pour être en paix, c'est-à-dire poursuivre son chemin, doit suivre un rituel de passage.
Mon ami medium, S. me dit que cette vie passée en Angleterre était importa
nte et que j'aurai même l'occasion dans l'avenir de voir les restes de mon corps qui reposent, d'après lui, toujours au même endroit. C'est curieux. J'ai du mal à y croire. Mais on ne sait jamais, peut-être qu'avec l'archéologie... :) D'autant plus que mon activité professionnelle, scientifique et cartésienne n'est pas très éloignée de ce domaine. Etre face à soi-même, voilà une expérience plus que troublante... J'ai encore beaucoup de choses à dire notamment sur les endroits où les âmes se réincarnent mais ça y est, je suis sur le départ: alors, il vous faudra attendre deux semaines. Très bonne rentrée à tous. Louxor, me voici!
dimanche 31 août 2008
Me voilà de retour
Sincères excuses à ceux qui fréquentent ce blog régulièrement: je n'ai pas posté de messages depuis longtemps parce qu'il y a certains empêchements désagréables dans la vie qui arrivent quand on s'y attend le moins. Mon enquête ne s'arrête pas pour autant, bien au contraire. J'ai encore plein de choses à dire et vous n'y couperez pas, c'est moi qui vous le dit! Merci aussi à ceux qui m'envoient des mails: je n'ai pas encore trouvé le temps de leur répondre mais je promets de le faire. Certains, d'ailleurs mériteraient même d'être carrément publiés: discrétion oblige, je n'en ferai rien bien sûr... Je pars mardi pour deux semaines en Egypte: et oui, encore. Mon amoureux m'attend. Peut-être que cette enquête avancera. J'espère pouvoir poster un nouveau message demain, sinon, je vous dis à tous à dans deux semaines.
samedi 12 juillet 2008
Astrologie karmique
Je ne connais rien à l'astrologie karmique. Je sais seulement qu'elle constitue un champ immense qui pourra dans l'avenir me permettre de poursuivre judicieusement mon enquête. Mon travail très prenant ne me permet pas encore de libérer suffisamment de temps pour explorer cette voie mais en revanche, Internet m'en offre quelques avant-goûts fort intéressants. En pianotant sur mon clavier, j'ai découvert que mon noeud Nord (essentiel en astrologie karmique...) se trouve en balance. Plusieurs sites excellents comme celui de Patrick Giani ou encore Samsara, fournissent quelques clés pour en comprendre la signification.
Le noeud Nord en balance signifierait que cette vie présente garde le souvenir d'existences passées à combattre un environnement hostile. J'aurais traversé des époques où chacun tenait un rôle bien défini et où comptait surtout l'esprit d'aventure. J'aurais affirmé ces qualités avec panache en payant cher le prix de ma liberté. Il est possible que je me sois livrée à une activité guerrière. Animée par un puissant esprit de compétition, ma vie présente en garderait des traces.
Curieux car, en lisant ces quelques lignes me vint à l'esprit des images vues sous hypnose et que j'avais plus ou moins occultées. J'étais à cheval et galopais au beau milieu d'un village où régnait le chaos. Les petites maisons simples des villageois (peut-être aux murs de torchis et aux toits de paille) étaient incendiées. Des gens hurlaient. Alors que je me trouvais au milieu de ce spectacle, j'aperçus un enfant sur le pas de la porte d'une de ces huttes. Il devait avoir une dizaine d'années, les cheveux très bruns, épais, mi-longs; il était vêtu d'une simple tunique de toile épaisse et avait le type sud-américain (Méxicain?). Il m'observait terrorisé, en pleurant. Son regard était pénétrant. Je savais que je faisais quelque chose de pas très joli, joli. Etais-je justement un soldat? En tout cas, l'image de cet enfant est extrêmement forte comme d'ailleurs toutes celles qui se révèlent sous hypnose. On m'a déjà dit par le passé que j'avais dans cette vie présente une dette à régler avec un enfant. Est-ce celui-ci? C'est possible. Selon l'hypnothérapeute, les images qui affleurent sont toujours importantes. Elles correspondent à des moments-clés.
Comme tout chemin de vie permet de se perfectionner, le noeud Nord en balance m'indique en tout cas que présentement, je dois me tourner vers les autres, être généreuse, donner et que sur le plan sentimental, il faut absolument que je me stabilise. Chose curieuse quand on connaît mon métier qui est, en effet, entièrement tourné vers autrui. Chaque fois que j'aide quelqu'un, j'ai la nette impression que je me fais aussi du bien. Si j'ai entrepris une psychanalyse voilà maintenant plusieurs années, c'est que je sentais que j'avais impérativement besoin de me transformer pour être moins centrée sur moi-même. Rien n'est donc laissé au hasard.
Le noeud Nord en balance signifierait que cette vie présente garde le souvenir d'existences passées à combattre un environnement hostile. J'aurais traversé des époques où chacun tenait un rôle bien défini et où comptait surtout l'esprit d'aventure. J'aurais affirmé ces qualités avec panache en payant cher le prix de ma liberté. Il est possible que je me sois livrée à une activité guerrière. Animée par un puissant esprit de compétition, ma vie présente en garderait des traces.
Curieux car, en lisant ces quelques lignes me vint à l'esprit des images vues sous hypnose et que j'avais plus ou moins occultées. J'étais à cheval et galopais au beau milieu d'un village où régnait le chaos. Les petites maisons simples des villageois (peut-être aux murs de torchis et aux toits de paille) étaient incendiées. Des gens hurlaient. Alors que je me trouvais au milieu de ce spectacle, j'aperçus un enfant sur le pas de la porte d'une de ces huttes. Il devait avoir une dizaine d'années, les cheveux très bruns, épais, mi-longs; il était vêtu d'une simple tunique de toile épaisse et avait le type sud-américain (Méxicain?). Il m'observait terrorisé, en pleurant. Son regard était pénétrant. Je savais que je faisais quelque chose de pas très joli, joli. Etais-je justement un soldat? En tout cas, l'image de cet enfant est extrêmement forte comme d'ailleurs toutes celles qui se révèlent sous hypnose. On m'a déjà dit par le passé que j'avais dans cette vie présente une dette à régler avec un enfant. Est-ce celui-ci? C'est possible. Selon l'hypnothérapeute, les images qui affleurent sont toujours importantes. Elles correspondent à des moments-clés.Comme tout chemin de vie permet de se perfectionner, le noeud Nord en balance m'indique en tout cas que présentement, je dois me tourner vers les autres, être généreuse, donner et que sur le plan sentimental, il faut absolument que je me stabilise. Chose curieuse quand on connaît mon métier qui est, en effet, entièrement tourné vers autrui. Chaque fois que j'aide quelqu'un, j'ai la nette impression que je me fais aussi du bien. Si j'ai entrepris une psychanalyse voilà maintenant plusieurs années, c'est que je sentais que j'avais impérativement besoin de me transformer pour être moins centrée sur moi-même. Rien n'est donc laissé au hasard.
vendredi 4 juillet 2008
Ah! L'Egypte!
Aujourd'hui, j'ai vraiment le blues de l'Egypte et de mon amoureux qui est là-bas. Comment être sûre que quelqu'un vous aime? Question encore plus épineuse quand des milliers de kilomètres vous séparent. Certains jours, je me dis que l'Egypte est le pays dans lequel je n'aurais jamais dû mettre un pied: tout serait tellement plus simple... Mais en même temps, je serais passée à côté de bien des beautés. 
mercredi 2 juillet 2008
Hypnose et voyage astral
Pour répondre à Rose qui m'a laissé un nouveau commentaire, je ne crois pas en fait que l'état d'hypnose puisse être comparé au voyage astral. Effectivement, lorsque tu régresses, tout au long de l'expérience, tu continues d'avoir entièrement conscience de ton corps. C'est une situation très spéciale, difficile à expliquer: ton esprit navigue mais il ne se dissocie jamais de ton physique. On peut même dire que c'est tout le contraire: c'est comme si tu entrais au plus profond de toi-même. La régression sous hypnose est comme un voyage intérieur, comme si tu suivais un long couloir noir sur lequel se projettent des images.
Cependant, je crois qu'il m'arrive assez souvent d'expérimenter ce que l'on appelle le voyage astral mais pas dans des proportions bien spectaculaires. Au moment de m'endormir, un point très précis entre mes yeux, à l'intérieur de ma tête, me fait extrêmement mal. A ce moment là, je sens en effet, que mon esprit est en très léger décalage avec mon physique. Dès que je prends conscience de la douleur, je me retrouve dans mon corps. Là encore, je reste très prudente, peut-être que tout ça n'est que pur fantasme... mais tout de même, ça m'arrive si régulièrement que j'en arrive à me poser des questions... Il paraît qu'en fait, ce genre de situation se produit plus souvent qu'on ne le croit. Personne n'en parle beaucoup: toujours cette peur du ridicule si caractéristique de notre société.
Merci Rose pour tes questions. C'est toujours un plaisir d'échanger. N'est-ce pas d'ailleurs tout le charme d'un blog?
Cependant, je crois qu'il m'arrive assez souvent d'expérimenter ce que l'on appelle le voyage astral mais pas dans des proportions bien spectaculaires. Au moment de m'endormir, un point très précis entre mes yeux, à l'intérieur de ma tête, me fait extrêmement mal. A ce moment là, je sens en effet, que mon esprit est en très léger décalage avec mon physique. Dès que je prends conscience de la douleur, je me retrouve dans mon corps. Là encore, je reste très prudente, peut-être que tout ça n'est que pur fantasme... mais tout de même, ça m'arrive si régulièrement que j'en arrive à me poser des questions... Il paraît qu'en fait, ce genre de situation se produit plus souvent qu'on ne le croit. Personne n'en parle beaucoup: toujours cette peur du ridicule si caractéristique de notre société.
Merci Rose pour tes questions. C'est toujours un plaisir d'échanger. N'est-ce pas d'ailleurs tout le charme d'un blog?
samedi 28 juin 2008
Les séquelles physique et psychique d'une vie particulière
Je vous l'ai promis hier, je raconte aujourd'hui comment j'ai appris pourquoi je suis claustrophobe. Déjà, je tiens à le dire, je le suis mais à un stade limité: je me mets juste à pleurer comme une petite fille quand je me retrouve dans un endroit confiné. En Egypte, au mois de mai dernier, c'était assez pathétique, partagée que j'étais entre la peur et mon envie d'entrer dans les merveilleuses tombes grecques d'Alexandrie. C'était une raison suffisante pour me réfugier aussi dans des bras protecteurs, ce qui était un excellent prétexte. La claustrophobie n'a pas que ses désavantages:).En fait, c'est complètement par hasard que j'ai découvert les origines de cette peur. J'étais allée consulter un voyant (j'y vais une fois par an parce que je suis très, très curieuse de nature. Vous l'aviez peut-être remarqué...). C'était la première fois que j'allais chez lui. Il engagea la conversation ainsi : "Vous savez, l'Eglise, à certaines époques, ne tolérait absolument pas qu'un peintre se mette à peindre des scènes de nus, voire osées". J'étais assez destabilisée, me demandant s'il allait bien. Et puis, il s'est expliqué: "Vous savez, dès que je vous ai vue, j'ai pensé au Moyen Âge. Vous y avez été peintre. Vous avez peint des choses scandaleuses pour l'époque". Cette révélation me semblait amusante. Je ne pus m'empêcher de rire surtout en pensant au milieu très coïncé dans lequel j'évolue actuellement. Le voyant poursuivit: "Un proche très jaloux de votre talent vous a trahi. On vous a enfermé dans un cachot puis pendu après un procès bâclé". Tout à coup, je ne riais plus. J'étais abasourdie pour plein de raisons: déjà parce que le Moyen Âge est une de mes passions, ensuite parce que, de nouveau le thème de la trahison revenait sur le tapis. Visiblement, je n'ai pas eu beaucoup de chance avec mes amis au cours de mes différentes réincarnations.
Par ailleurs, ce qu'il me disait rejoignait des propos tenus par mon ami medium, S. Alors qu'il se concentrait pour trouver quelles avaient été mes vies, il avait à moment donné ressenti une sensation d'étouffement. Il se sentait mal. Je lui demandais: "S. qu'est ce que tu as? Tu te sens mal? Tu veux qu'on arrête?". "J'étouffe, on me pend". Il ressentait ce que j'avais pu ressentir alors. Il continua: "on est en train de me prendre, de te prendre. Tout ça, c'est une injustice complète!". Dans quel état j'étais! Une fois revenu à lui, S. me dit: "tu sais, cette réincarnation a eu une incidence particulière sur ta vie. Tu en portes les traces physiques".
J'eus comme une illumination: "j'ai depuis toujours mal derrière le cou. Je dois systématiquement porter un foulard ou une écharpe sinon j'ai des maux de têtes insupportables". Le sentiment d'injustice que j'ai ressenti au moment où je suis mort semble indélébile.
Entre le cachot, origine probable de ma claustrophobie et la corde au cou qui me donne encore aujourd'hui des maux terribles de cervicales, je ressens un besoin impérieux d'approfondir cette vie là, celle où j'ai été peut-être peintre. Je n'ai aucune piste pour le moment. Mais je ne désespère pas.
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